Avec ses 46 000 habitants posés sur un coteau calcaire surplombant la Loire, Blois cumule deux contextes hydrogéologiques radicalement différents en quelques centaines de mètres. La ville basse, sur les alluvions quaternaires de la Loire, affiche une nappe phréatique parfois affleurante, tandis que le plateau de la ville haute repose sur la craie du Sénonien et le calcaire de Beauce, des formations où la fracturation contrôle totalement l'écoulement. Quand un projet touche à la gestion des eaux pluviales ou à une excavation en zone de coteau, la conductivité hydraulique réelle du terrain devient la variable qui définit tout le dimensionnement. Nos essais de perméabilité Lefranc et Lugeon apportent cette mesure directe, en forage, avec un laboratoire mobile accrédité COFRAC pour la réalisation in situ selon la norme NF P94-132. On intervient régulièrement entre le quartier Vienne, les abords de la gare et les extensions pavillonnaires du plateau nord, là où la craie altérée réserve parfois des surprises.
En bas de coteau à Blois, la nappe des alluvions de Loire peut varier de deux mètres en 48 heures selon le barrage de Villerest — nos essais doivent intégrer cette fluctuation.
Détails techniques du service à Blois

Défis techniques typiques à Blois
Le développement historique de Blois s'est fait en escalier entre la Loire et le plateau, avec des remblais accumulés sur les pentes depuis le Moyen Âge. En ville basse, on trouve fréquemment des couches archéologiques et des remblais hétérogènes sur 3 à 5 mètres avant d'atteindre les alluvions, et ces matériaux anthropiques présentent des perméabilités anarchiques, avec des cheminements préférentiels impossibles à anticiper sans essai in situ. Sur les coteaux, la craie altérée du Sénonien peut passer d'un comportement poreux à un comportement karstique en quelques mètres : un essai Lefranc mal positionné dans une zone non représentative donne des valeurs trompeuses et conduit à sous-dimensionner un drainage ou à surestimer la capacité d'infiltration d'un bassin. L'autre piège classique, c'est le calcaire de Beauce fracturé sur le plateau : un Lugeon à un seul palier peut masquer un lessivage de joint qui s'amorce au-delà de 3 ou 4 bars de pression. Notre protocole à cinq paliers montée-descente permet de détecter ce phénomène et de fournir une perméabilité équivalente corrigée, indispensable pour les projets d'injection de clavage ou les études de fondations de piles de pont sur le val de Loire.
Nos services
Notre équipe intervient sur l'ensemble du Blésois avec une foreuse équipée pour les deux types d'essais. On adapte le programme au contexte géologique précis du terrain :
Essai Lefranc en sol meuble et craie altérée
Mesure de la conductivité hydraulique en nappe ou hors nappe par injection ou pompage. Réalisation en cavité ouverte ou sous obturateur simple, avec enregistrement automatique de la charge et du débit. Application : dimensionnement de bassins d'infiltration, rabattement de nappe, études de drainage en pied de coteau.
Essai Lugeon en massif calcaire fracturé
Essai par tronçons isolés sous double obturateur gonflable, avec paliers de pression croissants et décroissants selon la norme NF P94-131. Interprétation du diagramme débit-pression pour évaluer la perméabilité équivalente et le comportement hydromécanique des fractures. Application : fondations de ponts, injections de clavage, étanchéité de fouilles en zone karstique.
Questions fréquentes
Quel est le coût d'un essai de perméabilité Lefranc ou Lugeon à Blois ?
Le budget pour un essai de perméabilité in situ dans le secteur de Blois se situe généralement entre 640 € et 1080 € par essai, selon la profondeur, le type d'essai et le nombre de paliers de pression requis. Un essai Lefranc simple en alluvions sera dans la fourchette basse, tandis qu'un essai Lugeon complet à cinq paliers en forage carotté dans le calcaire de Beauce mobilisera davantage de temps de sonde et d'interprétation, ce qui le place dans la fourchette haute. Nous établissons un devis détaillé après analyse de votre programme de reconnaissance.
Quelle est la différence entre un essai Lefranc et un essai Lugeon ?
L'essai Lefranc s'applique aux sols meubles et aux roches très altérées — typiquement les alluvions de la Loire ou la craie décomprimée du coteau de Blois. Il mesure la perméabilité sur une cavité ouverte en fond de forage, sous charge constante ou variable. L'essai Lugeon est conçu pour les massifs rocheux fracturés, comme le calcaire de Beauce : on isole un tronçon de forage entre deux obturateurs gonflables et on injecte de l'eau par paliers de pression successifs. Le Lugeon renseigne non seulement sur la perméabilité mais aussi sur le comportement mécanique des fractures sous pression.
À quelle profondeur peut-on réaliser ces essais ?
La profondeur d'essai dépend de l'objectif de la reconnaissance et de la géologie rencontrée. À Blois, nos essais Lefranc dans les alluvions de la Loire se font couramment entre 5 et 20 mètres de profondeur, selon la position du substratum calcaire. Pour les essais Lugeon dans le calcaire de Beauce, on peut descendre jusqu'à 35 ou 40 mètres en forage carotté, en isolant des tronçons de 2 à 5 mètres correspondant aux zones fracturées identifiées sur les carottes.
Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats ?
Les mesures de terrain sont acquises en temps réel pendant l'essai — le débit et la pression sont enregistrés automatiquement et nous pouvons déjà commenter le comportement observé en fin de journée. Le rapport d'essai complet, avec l'interprétation selon la norme NF P94-132 ou NF P94-131, les courbes débit-temps et débit-pression, et le calcul des coefficients de perméabilité corrigés, est généralement transmis sous 4 à 6 jours ouvrés après la fin de la campagne de terrain. Plus d'info.